11 – MARIE MADELEINE A-T-ELLE ETE LA COMPAGNE DE JESUS ?

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Journaliste – Amis Radio Amérique Latine, bonjour. Les centaines de messages écrits et audio que nous recevons nous prouvent que les débats animés par notre radio communautaire causent un grand trouble. Grâce aux technologies modernes et à l’avancée de la réalité virtuelle, nous sommes toujours en présence, dans nos studios, de deux figures clés de la vie de Jésus-Christ. Je veux parler de l’apôtre saint Paul… Bienvenue…

Paul – Je salue tous ceux qui sont sanctifiés dans le Christ Jésus.

Journaliste – Et de Marie Madeleine, qu’on a qualifiée de sainte, sainte Marie Madeleine.

Marie – Merci pour la sainte, monsieur le journaliste.

Journaliste – Bon, dans notre émission d’aujourd’hui, je voudrais aborder quelques sujets, comment dirais-je, plus personnels. Vous, apôtre Paul, avez-vous été marié, avez-vous eu une famille ?

Paul – Non, je n’ai jamais eu ni femmes ni enfants. J’ai recommandé à ceux qui suivent le Christ Jésus, béni soit son nom, de faire comme moi. Que les célibataires ou les veuves restent ainsi sans se marier, comme moi.

Marie – Mais, don Pablo, si on avait suivi votre conseil, c’en serait fini de l’humanité… Pourquoi n’avez-vous pas formé un petit couple, ne serait-ce que pour l’arche de Noé ?

Pablo – Moi, j’étais sûr que le monde allait à sa fin et que Jésus reviendrait très vite… alors, pourquoi se marier ?

Journaliste – Mais, il n’est pas revenu. Alors, pourquoi ?

Paul – Quoi qu’il en soit, je suis resté seul, irréprochable, accompagné de Christ, mon Seigneur.

Journaliste – Et vous, Marie Madeleine ?

Marie – Moi, j’ai été mariée très jeune à un commerçant de Magdala. Vous savez bien qu’on nous oblige, nous les femmes, à nous marier, qu’on le veuille ou non. Cet homme était un bourreau.

Journaliste – Vous avez divorcé ?

Marie – Oui. On s’est séparé. Comme j’avais une boutique de poisson séché, je n’avais besoin de personne pour m’aider.

Journaliste – Et après votre séparation, vous êtes restée seule ?

Marie – Non, j’ai rencontré un compagnon, le meilleur de tous les hommes. Mon cœur était pour lui.

Journaliste – C’est-à-dire… ?

Marie – Jésus, mon grand amour.

Journaliste – Jésus de Nazareth ?

Marie – Oui, bien sûr. Celui que Paul a appelé Jésus-Christ.

Journaliste – Et vous vous êtes mariée à Jésus-Christ ?

Marie – Bon, mariée non. Nous n’avons rien concrétisé parce que Jésus manquait de temps et n’aimait pas les rites… Mais, j’ai été sa compagne, oui.

Journaliste – Quand vous dites sa compagne, vous voulez dire…

Marie – Sa compagne de rêves, de lutte, de vie.

Journaliste – Excusez-moi d’insister, mais… vous viviez comme mari et femme ?

Marie – Quand on pouvait, oui. Mais Jésus était toujours parti ici ou là, usant ses sandales… Il allait prêcher l’arrivée du Royaume de Dieu. Comme il le disait lui-même, il n’avait pas où reposer sa tête. Sur ma poitrine, si, il la reposait parfois.

Journaliste – Vous supposez bien, Marie Madeleine, que ce que vous venez de nous dire va éveiller une multitude d’appels… C’est un sujet très polémique… très polémique…

Marie – Je ne vois pas où est le problème, c’est un commandement de Dieu. Il n’est pas bon que l’homme soit seul, ni l’homme ni la femme. C’est ce qu’a dit le Créateur au commencement. Est-ce que je me trompe ?

Journaliste – Magali, conservez les appels en ligne… Qu’en dites-vous, Paul ? Vous saviez ce que vient de nous révéler Marie Madeleine ?

Pablo – Eh bien, plus ou moins oui. Tout le monde était au courant à Jérusalem. C’est pour cela que Marie avait tant de… tant de…

Journaliste – Tant de quoi… ?

Paul – Je veux dire, tant d’autorité dans les premières communautés.

Marie – Je suis heureuse que vous le reconnaissiez, don Pablo. C’est bien pour ça que Pierre, Jacques, Jean et tous les autres hommes, les colonnes dont vous parliez, don Pablo, manigançaient pour m’écarter, moi et les autres femmes de la direction de ces communautés. Pure jalousie.

Journaliste – Les téléphones de Radio Amérique Latine vont exploser… Allô ? Dites…

Une sœur – Bonjour. C’est une religieuse qui vous parle, religieuse des Missionnaires de la Charité.

Journaliste – Bonjour, ma sœur. De quoi êtes-vous inquiète ?

La sœur – Inquiète, non. Offensée. Je me sens offensée de ce qu’a dit cette femme qui se fait appeler Marie Madeleine. C’est un sacrilège. Jésus-Christ a été vierge toute sa vie, consacré à Dieu. Nous, oui, nous sommes les épouses du Christ, comme toutes les sœurs religieuses. Des vierges dans le monde, des épouses du Christ.

Marie – Hummm… Je ne savais pas Jésus si conquérant… tant d’épouses…

La sœur – Un peu plus de respect, mademoiselle ou madame, ou ce que vous voudrez.

Marie – Ce n’est pas la question, mais ce que je ne comprends pas c’est vierge et épouse… en même temps ? C’est une chose ou l’autre, non ?

La sœur – Eh bien, l’apôtre Paul qui est ici chez vous, dans une de ses lettres, nous a recommandé la chasteté, comprenez-vous, la chas-te-té. Que les gens ne se marient pas.

Journaliste – Magali, lis-moi ce paragraphe de la lettre aux Corinthiens, chapitre 7.

Magali – Le mieux est que l’homme s’abstienne d’avoir une femme. Mais s’il ne peut pas l’accepter, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son homme.

La sœur – Avez-vous entendu, mademoiselle ? Saint Paul dit que le mieux, c’est la chasteté. Absti-nen-ce.

Paul – Bon, j’ai donné un conseil, ce n’était pas un ordre.

La sœur – Eh bien, nous avons suivi votre conseil.

Marie – Mais, don Pablo, vous avez conseillé ça ? Et ce n’est pas contre-nature, ça, comme vous disiez l’autre jour ?

Paul – J’ai dit qu’il valait mieux se marier que d’aller brûler.

Marie – Comment ça brûler ? Brûler où ?

Paul – En enfer. Si quelqu’un ne peut pas dominer ses instincts, il vaut mieux qu’il se marie.

Marie – Mais, que dites-vous là, don Pablo ? Tous vos voyages vous ont, apparemment, ramolli la cervelle.

Paul – Un peu de respect, je vous en prie !

Marie – Mais comment dire ça quand Jésus comparait le Royaume de Dieu à une nuit de noce ?

Journaliste – Un autre appel… Allô ?

Un homme – Je suis croyant et je me demande ce que cela change à ma foi que Jésus ait été marié ou célibataire ou veuf, homosexuel ou hétérosexuel… Qu’est-ce que cela change, hein ? Ça ne change rien de rien. Merci.

Journaliste – C’est une opinion, un peu provocatrice… Voilà… nous avons d’autres appels… Allô ?

Arias – Bonjour à tous. Je suis Juan Arias.

Journaliste – Juan Arias, le journaliste qui a couvert l’information au Vatican, l’auteur de tant de livres, dont l’un d’eux parle de Marie Madeleine ?

Arias – Exactement. Et j’appelle pour confirmer son lien avec Jésus. Il n’y a pas que quatre évangiles comme on a l’habitude de penser. Il y en a eu plus, certains écrits par différentes communautés. Dans ceux qu’on a retrouvés dans les grottes de Nag Hammadi, en Egypte, concrètement dans l’évangile de Philippe, on parle de Marie Madeleine comme la «compagne» de Jésus. On emploie le mot grec «koinonos», compagne, conjointe. Et on dit que Jésus l’embrassait souvent sur la bouche.

Journaliste – C’est vrai, Marie Madeleine ?

Marie – Oui. Jésus a toujours été très affectueux envers moi… Le Cantique des Cantiques… S’il m’embrassait du baiser de sa bouche ! C’est pour cela que les apôtres étaient jaloux, envieux.

Journaliste – Sur la ligne 2, j’ai un autre appel… Restez en ligne, Juan Arias… Allô ?

Un homme – Peu me chaut de vieux papiers trouvés dans une grotte, allons ! Ce doit être des inventions comme celles du Da Vinci Code. Allons, si Jésus était en couple avec la Madeleine, pourquoi les autres évangélistes que nous connaissons n’en parleraient-ils pas, hein ?

Marie – Et pourquoi l’auraient-ils dit, mon ami ? Ils n’ont pas dit non plus ce que mangeait Jésus, ni comment il s’habillait, ni ce qu’il a fait pendant tant d’années à Nazareth.

Journaliste – Juan Arias… ?

Arias – Oui, je suis là, je suis l’émission. Ecoutez. Dans la société où Jésus a vécu, le fait qu’un homme adulte soit marié allait de soi. Plus encore, s’il n’était pas marié, alors que c’était le commandant de Dieu, il n’avait aucune autorité en tant que maître. On ne pouvait pas lui dire «rabbi» comme on appelait Jésus.

Marie – Cet homme qui vient de parler, connaît bien son sujet. Les hommes célibataires étaient mal vêtus. Don Pablo, je ne dis pas ça pour vous…

Paul – Du respect, ma chère, du respect.

Arias – Un autre détail. Dans l’évangile de Jean, on parle toujours du ‘disciple que Jésus aimait’.

Paul – On m’a parfois raconté qu’il s’agissait de Jean, le fils de Zébédée, le seul qui se trouvait au pied de la croix près des femmes.

Arias – Ce qu’on ne vous a pas dit, apôtre Paul, c’est la falsification qu’a faite un des scribes de cet évangile.

Journaliste – Falsification, Juan Arias… ?

Arias – Il y a un prêtre catholique, Ramon Jusino, qui a fait des recherches et qui l’a démontré, cela fait bien des années. Dans l’original, on disait «la disciple bien-aimée». C’était Madeleine. Ils ont changé l’expression pour la masculiniser. En réalité, près de la croix, il n’y avait aucun disciple. Tous avaient fui.

Journaliste – Je ne me souviens plus du texte, comme ça de mémoire…

Arias – Ecoutez, Jean-Louis, ce que disait la version originale.

Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère,
la sœur de sa mère, Marie de Cléophas et Marie Madeleine.
Jésus, en voyant sa mère, et près d’elle, la disciple qu’il aimait tant,
dit à sa mère : «Femme, voici ta fille.»
Puis, il dit à la disciple : «Voilà ta mère !»
Et, à partir de cette heure, la disciple la prit chez elle.

Marie – C’est vrai, quand on a tué Jésus, Marie est venue vivre chez moi. Nous nous aimions beaucoup. Nous avons pleuré ensemble ce jour-là et toute la nuit et tout le samedi suivant. Et le dimanche… est arrivé ce qui est arrivé.

Journaliste – D’après ce que j’entends, Jésus n’a pas tenu compte de ce que vous avez dit, Paul, vous qui recommandiez de ne pas se marier, de ne pas s’embrasser…

Paul – Attendez. Moi aussi, j’ai demandé aux chrétiens de mes églises de se saluer par un saint baiser.

Journaliste – Mais, je ne crois pas que les baisers que vous demandiez étaient des baisers d’amour, comme l’a mentionné notre invitée…

Paul – L’amour ne passera jamais ! Les prophéties perdront leur raison d’être, les langues se tairont et cela ne servira à rien d’avoir un grand savoir. Maintenant, la foi, l’espérance et l’amour ont toutes les trois leur valeur, mais la plus grande de toutes, c’est l’amour !

Marie – Atterrissez, don Pablo, atterrissez. Parlez-moi de Jésus, le Jésus en chair et en os. Vous ne l’avez pas connu. Vous ne l’avez jamais entendu parler d’amour. Il ne vous a jamais embrassé. Moi, si. Moi, je l’ai très bien connu.

Journaliste – Chers amis, que pensez-vous de tout cela ? Ce sont des spéculations, est-ce un roman de Radio Amérique Latine ? Pour l’instant, nous nous séparons de Paul de Tarse et de Marie Madeleine et nous les remercions. Nous sommes sur les réseaux sociaux et vous pouvez nous retrouver sur le web à www.emisoraslatinas.net. Et souvenez-vous que qui se pose des questions réfléchit ; qui n’a que des réponses, obéit. C’était Jean-Louis qui était avec vous.

11 – MARIE MADELEINE A-T-ELLE ETE LA COMPAGNE DE JESUS ?

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